Un gobo est un pochoir ou un gabarit placé à l’intérieur ou devant une source de lumière pour contrôler la forme de la lumière émise. Les concepteurs d’éclairage les utilisent généralement avec des instruments d’éclairage de scène pour manipuler la forme de la lumière projetée sur un espace ou un objet, par exemple pour produire un motif de feuilles sur un sol de scène.

Le terme « gobo » en est venu à désigner parfois tout appareil produisant des motifs de lumière et d’ombre, et divers équipements qui précèdent une lumière (comme un bras ou une tête de gobo). Dans l’éclairage théâtral, cependant, le terme se réfère plus spécifiquement à un appareil placé dans «la porte» ou au «point de focalisation» entre la source de lumière, appelé lampe et lentilles (ou autres optiques). Ce placement est important car il produit un motif ou une conception nette et nette (de logos, de détails fins, d’architecture, etc.). Les gobos placés après l’optique ne produisent pas une image finement focalisée et sont plus précisément appelés «drapeaux» ou «cucoloris» («cookies»).

Dérivation

La dérivation exacte du gobo n’est pas claire. Il est cité par certains professionnels de l’éclairage comme « va avant l’optique » ou, moins souvent, « va entre l’optique ». Une autre explication est le « black out optique graphique ». Le terme remonte aux années 1930 et a pour origine un écran ou une feuille de matériau absorbant le son pour protéger un microphone des sons provenant d’une direction particulière, sans aucune application à l’optique. Le traitement du mot comme acronyme est récent et ignore la définition originale en faveur de l’invention populaire. Il existe de nombreux exemples de gobos acoustiques. Le mot le plus probable est un dérivé de «va entre».

Utilisation

Les gobos sont utilisés avec des projecteurs et des sources de lumière plus simples pour créer des scènes d’éclairage dans des applications théâtrales. Les gobos simples, incorporés dans les systèmes d’éclairage automatisés, sont populaires dans les boîtes de nuit et autres lieux de musique pour créer des formes en mouvement. Les gobos peuvent également être utilisés pour l’éclairage architectural, ainsi que pour la décoration intérieure, comme pour projeter un logo d’entreprise sur un mur.

Matériaux

Les gobos sont faits de divers matériaux. Les types courants incluent l’acier, le verre et le plastique.

Les gobos en acier ou les gobos en métal utilisent un modèle en métal à partir duquel l’image est découpée. Ce sont les plus robustes, mais nécessitent souvent des modifications de la conception d’origine (appelées ponts) pour s’afficher correctement. Par exemple, pour représenter correctement la lettre « O », il faut de petits onglets ou des ponts pour soutenir le centre opaque de la lettre. Ceux-ci peuvent être visibles dans l’image projetée, ce qui peut être indésirable dans certaines applications.

Les gobos en verre sont fabriqués à partir de verre transparent avec un revêtement miroir partiel pour bloquer la lumière et produire des zones « noires » dans l’image projetée. Cela élimine tout besoin de pontage et accepte des images plus complexes. Les gobos en verre peuvent également inclure des zones colorées (un peu comme les vitraux), que ce soit par plusieurs couches de verre dichroïque (une pour chaque couleur) collées sur un gobo noir et blanc recouvert d’aluminium ou de chrome, ou par des technologies plus récentes qui varient l’épaisseur du revêtement dichroïque (et donc la couleur) de manière contrôlée sur une seule pièce de verre – ce qui permet de transformer une photo couleur en gobo de verre. Les gobos en verre offrent généralement la plus haute fidélité d’image, mais sont les plus fragiles. Les gobos en verre sont généralement créés par ablation laser ou gravure photo.

Les gobos en plastique ou les gobos en transparence peuvent être utilisés dans les spots ellipsoïdaux à LED. Ces gobos en plastique «LED uniquement» peuvent être en couleur (comme un gobo en verre), mais sont beaucoup moins délicats. Ils sont nouveaux sur le marché, tout comme les lampes à LED, et leur durabilité et leur efficacité varient selon les marques.

Dans le passé, les gobos en plastique étaient généralement faits sur mesure pour lorsqu’un motif nécessitait une couleur et que le verre ne suffisait pas. Cependant, dans un luminaire « traditionnel » (tungston-halogène), la position du point focal d’un gobo est extrêmement chaude, de sorte que ces films plastiques minces nécessitent des éléments de refroidissement spéciaux pour empêcher la fusion. Une défaillance de l’appareil de refroidissement, même pendant quelques secondes, peut ruiner un gobo en plastique dans un instrument d’éclairage halogène au tungstène.

Motifs

Les sociétés de fournitures théâtrales et photographiques fabriquent de nombreux modèles de stock simples et complexes. Ils peuvent également produire des gobos personnalisés à partir des illustrations des clients. Généralement, un concepteur d’éclairage choisit un motif dans le catalogue d’un fabricant. En raison du grand nombre de gobos disponibles, ils sont généralement désignés par leur numéro et non par leur nom. Les techniciens en éclairage peuvent également couper à la main des gobos personnalisés à partir de tôles ou même de moules à tarte en aluminium.

Les gobos sont souvent utilisés dans les mariages et les événements d’entreprise. Ils peuvent projeter des logos d’entreprise, les noms des couples ou n’importe quelle œuvre d’art. Certaines entreprises peuvent transformer un gobo personnalisé en aussi peu qu’une semaine. Les concepteurs utilisent également des motifs de gobos «en stock» pour ces événements, par exemple pour projeter des étoiles ou des feuilles au plafond.

Mécanique / optique

Le gobo est placé dans le plan focal de la lanterne (généralement un projecteur à réflecteur ellipsoïdal ou une tête mobile). Le gobo est inséré à l’envers et de l’arrière vers l’avant. L’instrument d’éclairage inverse l’image projetée.

Tailles courantes

Autres usages

Le terme « gobo » est également utilisé pour décrire des panneaux noirs de différentes tailles ou formes placées entre une source lumineuse et un sujet photographique (comme entre la lumière du soleil et un modèle portrait) pour contrôler l’effet de modélisation de la lumière existante. C’est le contraire d’un photographe utilisant un «réflecteur» pour rediriger la lumière vers une ombre, qui est un éclairage «additif» et le plus couramment utilisé. L’utilisation d’un gobo soustrait la lumière d’une partie d’un sujet ombragé et crée un contraste entre un côté du visage et un autre. Il permet au photographe d’exposer avec des ouvertures ouvertes plus larges donnant des transitions naturelles douces entre le sujet net et l’arrière-plan flou, appelé bokeh.

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